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Tonalité ou saturation ? Mets tes colorations cheveux en musique comme un.e virtuose !

tonalité et saturation des colorations de cheveux

Résumé

🎨 Vous souhaitez maîtriser la coloration capillaire, mais vous rencontrez des difficultés avec les mélanges ?

🔍 L'important est de comprendre la tonalité, qui détermine si une couleur est chaude, froide ou neutre, ainsi que la saturation, qui indique la pureté d'une couleur.

🌈 Pour obtenir des résultats satisfaisants, il est nécessaire de tester vos mélanges à la lumière et d'ajuster l'intensité selon vos préférences.

✂️ La technique d'application joue aussi un rôle crucial, et il est préférable de travailler mèche par mèche pour une couleur homogène.

🚀 En maîtrisant ces concepts, vous transformez votre approche de la coloration, garantissant des résultats éclatants et personnalisés.

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Vous rêvez d’être le Mozart de la coloration capillaire, mais à chaque fois que vous mixez deux nuances, le résultat s’approche davantage d’une expérience de chimie ratée que d’un chef-d’œuvre ? Respirez.

Si vos cheveux ont déjà vécu un traumatisme capillaire, pas de panique : le problème ne vient pas (que) de vous.

Il vient surtout d’une incompréhension de deux concepts cruciaux : la tonalité et la saturation. Une fois ces deux notions maîtrisées, vous serez prêt·e à créer des teintes qui claquent (dans le bon sens).

La tonalité n’est pas qu’un concept musical !

Commençons par la tonalité. Elle désigne la température de la couleur, c’est-à-dire si elle est perçue comme chaude, froide ou neutre.

Merci Broceliande Nausicaa :) Coloration Cheveux Mandarine – Directions | Color-Mania
  • Une nuance chaude évoque immédiatement des images de feu, de coucher de soleil ou de pumpkin spice latte : on est dans le rouge, le doré, le cuivré.
  • Les tonalités froides, elles, vous transportent plutôt du côté des glaciers islandais ou d’un feed Instagram en filtre bleuté : bleu, vert, violet, blond polaire.
  • Et puis il y a les neutres : beige, taupe, gris… des tons qui ne veulent pas se battre mais qui sont toujours là pour apporter un peu d’équilibre dans un monde de contrastes.

Petit détail qui a son importance : la tonalité dépend aussi de la lumière. Une même teinte peut paraître plus chaude en lumière naturelle, ou carrément froide sous un néon.

C’est pourquoi on vous conseille toujours de tester vos mélanges à la lumière du jour (ou à défaut, devant une fenêtre pas trop crade).

On te parle de saturation, pas de disto !

Passons à la saturation, souvent confondue avec la luminosité ou l’intensité. En réalité, la saturation mesure à quel point une couleur est “pure” ou “diluée”.

Une teinte très saturée est intense, vibrante, flashy – du genre à réveiller un lundi matin.

Une teinte peu saturée est plus douce, pastel, comme un murmure capillaire plutôt qu’un cri.

Et si vous pensiez que faire un joli pastel, c’était juste une question de chance, détrompez-vous : il suffit de mélanger votre couleur avec une base blanche ou un dilueur transparent, mais surtout de l’appliquer sur une base très claire. Sur une base foncée, le pastel ne pardonne pas : il disparaît.

Un peu de pratique ne gâche rien

Maintenant que la théorie est posée, passons à la pratique.

L’erreur classique, c’est de se jeter sur deux teintes au hasard et de croiser les doigts. Mauvais plan. Avant tout, demandez-vous : est-ce que je veux un résultat chaud, froid, ou quelque part entre les deux ?

Une fois que vous avez une direction, ajustez l’intensité selon vos envies et votre style. Plus vous voulez que la couleur soit “punchy”, plus vous gardez une saturation élevée.

Envie d’un effet plus doux ? On baisse le volume (des pigments, pas de la musique). Mais on risque fort de devoir augmenter le volume (de décolorant) aussi… Vous suivez ?!

hermans Amazing sammy sunshine illustration Color Mania
Le Sammy Sunshine de herman’s Amazing : Une couleur saturée, chaude et pourtant claire.

Quand on n’a pas de technique, il faut y aller à la zob ?

Rappel technique au passage : on n’applique pas une couleur ou un mélange vibrant.e n’importe comment… en théorie.

Tous les coiffeurs vous le dirons : travailler mèche par mèche permet une pose homogène, surtout pour les couleurs très saturées. Mais, encore une fois, on peut aussi obtenir des résultats satisfaisants sans cela.

Petit apparté : Et on rappelle, à toutes fins utiles, que les coiffeurs TikTokeurs / Instagrammeurs n’ont pas à valider ou non votre coiffure… C’est uniquement vous que cela concerne ! Si cela vous plait, si vous êtes fier.e.s du résultat et bien dans vos pompes, c’est ce qui compte en définitive.

Qui aurait parié que le grunge deviendrait une tendance ? Pas eux, à coup sûr. Ils vous copieront bientôt en faisant semblant d’avoir inventé quelque chose…

Mais ils ont aussi raison de dénoncer les petits mensonges des rois du buzz… Ce n’est pas de la magie, c’est de la physique / chimie (et c’est, quand même, un peu magique du coup…)

Fin d’apparté.

Pour un effet plus délicat de fondu ou d’ombré, il est plus adapté de commencer par les pointes et remontez vers les racines en estompant avec un pinceau ou même les doigts (avec des gants hein, pour ne pas finir comme Mystique dans les X-Men).

Et n’oubliez jamais de faire un test sur une mèche cachée. Oui, c’est ch*ant. Mais c’est mieux que d’appeler votre meilleur.e ami.e en larmes.

beenhere

Vous utilisez des colorations qui se la pètent ? (Oh ça va, on rigole !)

C’est le bon moment pour vous parler de cette fameuse numérotation sur les boîtes de coloration.
Non, ce n’est pas un code secret, mais bien un langage à part entière.

Le premier chiffre indique la hauteur de ton (de 1 pour noir à 10 pour blond très clair).
Ensuite viennent les chiffres après la virgule : ce sont les reflets. Un 6.43 par exemple, c’est un blond foncé avec des reflets cuivrés et dorés.

Les reflets cendrés (1), irisés (2), dorés (3), cuivrés (4), acajou (5), rouges (6), verts (7) ou nacrés (8/9 selon les marques) sont autant d’outils pour affiner votre résultat.

En vrai, c’est assez pratique pour anticiper le résultat, mais cela n’est rien sans une analyse de sa base et une bonne connaissance de la colorimétrie capillaire. C’est, donc, surtout utile aux pros.

Des exemples, des exemples…

Vous en voulez plus ? Très bien.

Prenons trois exemples.

  • Pour créer un blond pêche, vous pouvez mélanger un orange doux, un peu de rose pastel et une touche de blanc, ce qui vous donne une teinte lumineuse, mais subtile.
  • Pour un vert menthe, associez un vert froid à une base claire avec une saturation moyenne.
hermans Amazing mika mint rendu general Color Mania
Herman’s Amazing Mika Mint
  • Et pour un violet profond, mixez un bleu saturé avec une pointe de rouge intense, puis appliquez le mélange sur cheveux décolorés pour un maximum d’impact.

On pourrait continuer encore longtemps, mais vous avez maintenant les clés pour passer du simple “je me lance” au niveau “je maîtrise”. En complément, numérotation sur les boîtes vous apportera des informations utiles.

Travailler la tonalité et la saturation, c’est transformer une simple teinture semi-permanente en démarche artistique.

C’est aussi vous assurer que vos cheveux ne seront plus jamais “joliment quelconques”, mais brillants de justesse (et de pigment). Et ça, cela vaut le coup de prendre quelque temps pour le bosser un peu ! Notre article sur teinture semi-permanente complète parfaitement cette lecture.

Alors, prêt·e ? Faites chauffer les tubes !

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